C’est le monument le plus photographié de Bourgogne, et l’un des plus singuliers de France : l’Hôtel-Dieu de Beaune, fondé en 1443, avec sa toiture de tuiles vernissées polychromes. Depuis le Château d’Arceau, comptez une quarantaine de minutes de route. Voici comment réussir la visite.

Un hôpital pour les pauvres, un chef-d’œuvre pour tous
Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, fonde les Hospices comme hôpital gratuit pour les déshérités — fonction qu’ils rempliront jusqu’au XXe siècle. La grande salle des pôvres, avec ses lits clos alignés sous une charpente en carène de navire, et le polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden justifient à eux seuls le déplacement.
Nos conseils pratiques
Arrivez à l’ouverture : la lumière du matin sur les toits vernissés est la plus belle, et les groupes arrivent à partir de 10 h 30. Prenez l’audioguide — l’histoire du lieu est ce qui le rend extraordinaire. Combinez avec le marché de Beaune le samedi matin, l’un des plus vivants de la région.
La vente des vins, le troisième dimanche de novembre
Chaque année, la vente aux enchères des vins des Hospices — la plus ancienne vente de charité au monde — transforme Beaune en capitale mondiale du vin le temps d’un week-end. L’ambiance est unique, mais réservez votre hébergement des mois à l’avance : toute la région affiche complet. Arceau, à quarante minutes, reste souvent disponible quand Beaune ne l’est plus.

Autour de la visite
Les remparts de Beaune abritent des caves ouvertes à la dégustation, et la ville se parcourt à pied en une demi-journée. Sur la route du retour, une halte à Nuits-Saint-Georges ou au Clos de Vougeot complète naturellement la journée — c’est le cœur de la route des Grands Crus.